Au cours de mes recherches, j’ai trouvé au moins cinq foyers principaux de familles, plus trois foyers secondaires que je crois se rattacher à un des quatre foyers principaux.
Toutes les données généalogiques en ma possession sur ces familles sont disponibles dans un arbre Généanet, que vous pouvez consulter ici
- Généalogies des familles AVY -
Tous foyers confondus
Les foyers principaux
Comtat Venaissin / Provence
A tout seigneur, tout honneur. Je commence par celui dont je suis originaire. Sa généalogie est par conséquent, et de loin, la plus développée des autres foyers.
90% des AVY du Comtat et de Provence appartiennent à cette famille originaire de la ville de Cavaillon, dans le Vaucluse, sur les bords de la Durance. L'ancêtre le plus lointain est un paysan catholique dénommé « Pontius AVIDIS » dans les actes en latin. Il vivait dans la première moitié du XVème siècle.
Ses descendants ne s'éloignèrent que peu du berceau familial. Si on les retrouve sous l’Ancien-Régime dans les villes et villages de Basse-Provence (Cadenet, Cheval-Blanc, Eyguières, Mouriès, Salon-de-Provence, Sorgues), il faut attendre le XIXème siècle pour voir des branches s'établir plus loin à Hyères et les communes alentours de la côte varoise, dans l'Aude (pour peu de temps, puisqu’ils partent ensuite sur les bords de Loire entre Angers et Tours), et le Tarn-et-Garonne.
Gévaudan – Pays d’Aubrac
Les AVIT du Gévaudan, plus précisément du haut plateau de l’Aubrac, sont originaires de la petite ville de Nasbinals (Lozère) depuis au moins le milieu du XVIème siècle, ville qu’ils ne quitteront que très peu. Quelques cadets s’en vont dans les villes voisines de Saint-Urcize (Cantal) et de Recoules-d’Aubrac (Lozère), faisant d’importantes branches. Il faut attendre le XIXème siècle pour les voir s’exiler à Paris.
Famille éteinte par les mâles ?
Velay
Voila une famille que je n’ai encore que très peu étudiée. Elle semble très ancienne puisqu’il en existe des traces au début du XVIème siècle dans les archives de la ville du Puy (Haute-Loire).
Je suis pour l’instant dans l’impossibilité d’en dire plus, étant encore en train de rassembler du matériel généalogique sur cette famille.
Vivarais
Même remarque que pour la famille précédente. Le berceau familial serait au cœur du Vivarais dans le triangle Thueyts-Genestelle-Saint-Just-d’Ardèche.
Je pense que des recherches poussées démontreraient que les foyers secondaires d’Avignon et de Bollène appartiennent à la famille du Vivarais.
Picardie
Une famille dont je ne sais pratiquement rien, sauf qu’elle existe dans le département de l’Oise depuis le milieu du XVIIème siècle.
| Question : La proximité géographique des quatre premiers foyers (Provence, Gévaudan, Velay et Vivarais), pourrait-elle suggérer une seule et même origine commune ? C’est une possibilité, mais rien encore ne le prouve. |
Les foyers secondaires
Avignon
Cette famille AVY a vécu pendant plus de deux siècles dans la seule ville d'Avignon, hommes et femmes travaillant dans l'industrie de la soie.
Elle a pour origine le couple Simon AVID et Dominique RAYNAUD mariés en 1685 en la paroisse Saint-Agricol. Mais d'où venait ce Simon ? Car avant lui, il n'y a pas d'autres porteurs du nom. L'acte de mariage religieux n’est pas filiatif. Pour la connaître, il faudrait pouvoir retrouver le contrat de mariage du couple dans une des 107 études notariales alors en activité dans la ville d'Avignon. Une intuition personnelle me ferait pencher pour une origine du coté du Vivarais.
Dans la seconde moitié du XIXème siècle, une branche s'installe à Marseille (Bouches-du-Rhône) et une autre s'établit dans la ville de Bagnols-sur-Cèze (Gard).
Il semblerait que la descendance masculine de cette famille soit actuellement éteinte.
Bollène
On suit cette famille AVY à Bollène (Vaucluse) depuis le début du XVIIème. Il semble qu'elle ne soit pas originaire de cette ville, mais qu'elle vienne du Vivarais voisin, puisque un acte de mariage de 1635 donne pour origine le diocèse de Viviers, sans plus de renseignements.
En tout cas, elle disparait de Bollène vers les années 1820, mais elle subsiste jusqu’au début du XXème siècle à Arles (Bouches-du-Rhône) et à Lyon (Rhône), après un bref passage par Pont-Saint-Esprit (Gard). Je crois la branche d’Arles aujourd'hui éteinte, celle de Lyon subsisterait toujours.
Une autre branche partit tenter fortune vers Bordeaux à la fin du XVIIIème siècle, en faisant un crochet par le canton de Neuchâtel en Suisse. Elle s'éteint dans la ville de Rions, près de Bordeaux, au milieu du XIXème siècle. C'est à cette branche bordelaise qu'appartient le général de brigade Antoine AVY, baron d'Empire.
Champagne
Il existe en Champagne humide, autour des communes de Droupt-Saint-Basle et de Plancy, dans le département de l’Aube, une famille AVY remontant à un berger, François AVY, né au début du XVIIIème siècle.
Tarascon
La famille AVIS de Tarascon (Bouches-du-Rhône) est pour l'instant assez mal connue. Elle apparait dans les minutes des notaires Tarasconais à la fin du XVIème siècle. La famille s'éteint assez rapidement à la fin du XVIIIème siècle à Tarascon, mais subsiste jusqu'au milieu du XXème siècle dans la ville voisine d'Arles (Bouches-du-Rhône). Je la crois aujourd'hui éteinte.
Les familles qui n’ont rien à voir
J’indique ici les familles AVY qui n’ont strictement rien à voir avec une des familles évoquées ci-dessus, par la simple raison qu’elles sont issues d’enfants trouvés, nés de parents inconnus, et élevés par l’Assistance Publique.
Ces enfants sont rassemblés dans une page spéciale. Ils sont indiqués avec leurs descendances.
Département de l’Ariège, commune d’Erp
Famille issue de Jean AVID, trouvé devant la porte de l’hôpital de Saint-Lizier en 1824.
Département de la Haute-Saône de la Côte-d’Or, communes d’Autun et de Serrigny
Famille issue de Cyr AVIT, trouvé devant la porte de l’hospice civil de Nevers en 1818.
Département de la Haute-Marne, commune de Saint-Dizier
Famille issue d’Antide AVIT, trouvé à Langres en 1829.
A voir également, la page consacrée aux familles d’Outremer descendantes d’anciens esclaves.